
Selon arabi21, citant un communiqué du ministère, l’objectif est de déterminer si des sociétés présentes au pavillon israélien ont organisé ou fait la publicité de séjours touristiques dans ces zones, ce qui pourrait constituer une violation de la législation espagnole. Les autorités rappellent que l’article 4 d’un décret royal adopté en septembre 2015 interdit explicitement la promotion de biens et de services provenant des territoires occupés, dans le cadre des mesures de soutien au peuple palestinien.
Les soupçons portent notamment sur la commercialisation de voyages vers des colonies israéliennes situées en Cisjordanie occupée. De telles offres pourraient être considérées comme de la publicité illégale au regard du droit espagnol. D’autres allégations indiquent que certaines entreprises auraient promu des circuits touristiques vers divers sites de Cisjordanie en ignorant le statut juridique de ces territoires.
Le ministère souligne que l’enquête vise à identifier les entreprises impliquées dans la promotion ou la vente de services liés aux colonies israéliennes. Si des infractions sont confirmées, des mesures légales seront engagées.
Les estimations indiquent qu’environ 770 000 colons israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie occupée, dont près de 250 000 à Jérusalem-Est. Les autorités palestiniennes rapportent des milliers d’attaques de colons ces dernières années, ayant causé morts, destructions et déplacements forcés. Depuis octobre 2023, les violences et l’expansion des colonies se seraient encore intensifiées, parallèlement aux opérations militaires israéliennes dans la région.