La 33e Exposition internationale du Saint Coran de Téhéran :

Relecture du patrimoine exégétique méconnu d’Al-Andalus et mise en lumière de la pensée alaoui

14:15 - February 25, 2026
Code de l'info: 3494861
IQNA-Lors d’une session consacrée à la présentation des meilleures œuvres coraniques et hadithiques dans la section internationale de la 33e Exposition internationale du Saint Coran de Téhéran, le professeur Rouhollah Mohammad Ali-Nejad, enseignant à l’Université Allameh Tabataba’i et auteur de l’ouvrage De l’Andalousie à Hama, a proposé une analyse des dimensions moins connues de l’héritage exégétique d’Al-Andalus.

Au début de son intervention, il a souhaité l’acceptation des actes d’adoration des participants, présents sur place ou en ligne, exprimant l’espoir que la présentation de cet ouvrage soit à la fois agréée par Dieu et utile au développement des recherches coraniques.

Evoquant les sept siècles de présence de la civilisation islamique en Al-Andalus, il a décrit cette région comme l’un des grands centres de production intellectuelle de l’histoire musulmane. Il a souligné que de nombreux savants y ont émergé, dont une partie de l’héritage coranique demeure encore méconnue des chercheurs iraniens. Selon lui, la motivation principale de la rédaction de son livre était de faire mieux connaître à la communauté scientifique iranienne les idées et les réflexions des exégètes musulmans vivant dans les régions éloignées du monde islamique.

Le professeur a ensuite présenté la figure scientifique d’Abu al-Hassan al-Harrali al-Marrakushi, qu’il a qualifié d’exégète peu connu mais influent d’Al-Andalus. Il a expliqué que ce savant avait fondé une école d’exégèse en Espagne et entrepris plusieurs voyages scientifiques vers l’Orient islamique, notamment à La Mecque et à Médine, où il a également formé des élèves. Une partie de ses remarques exégétiques a été conservée dans diverses sources et remise en lumière, offrant ainsi un matériau précieux et inspirant pour les étudiants et enseignants en études coraniques.

Mohammad Ali-Nejad a souligné que l’un des aspects remarquables de la pensée d’al-Harrali réside dans les manifestations de son attachement aux Ahl al-Bayt dans un contexte majoritairement sunnite de rite malékite. Bien que le courant dominant en Al-Andalus durant ces sept siècles ait été le sunnisme, les écrits d’al-Harrali témoignent, selon lui, d’une affection explicite envers l’Imam Ali. Il a mentionné que le commentaire coranique d’al-Harrali porte le titre Miftah al-bab al-muqfal (« La clé de la porte verrouillée »), une expression inspirée du hadith « Je suis la cité du savoir et Ali en est la porte ». Dans l’introduction de son exégèse, al-Harrali affirme que la compréhension du Coran prend sens en relation avec le savoir de l’Imam Ali, une perspective dont les traces peuvent être relevées dans ses analyses.

Dans une autre partie de son intervention, l’auteur a rendu hommage à son défunt maître, le professeur Ani Shetki, soulignant l’importance de son soutien scientifique et moral dans l’élaboration de cet ouvrage, et dédiant la récompense spirituelle de ce travail à son âme.

En conclusion, l’auteur de De l’Andalousie à Hama a exprimé l’espoir que son ouvrage ait contribué, dans la mesure de ses moyens, à faire connaître cette période majeure de l’histoire islamique, à présenter la personnalité scientifique d’al-Harrali à la communauté académique et à ouvrir la voie à des études comparatives en exégèse coranique. Il a insisté sur le fait que la relecture du patrimoine exégétique andalou peut ouvrir de nouvelles perspectives dans les recherches coraniques et éclairer des interactions intellectuelles encore peu explorées dans l’histoire de l’interprétation du Coran.

4336668

captcha