
Par Ahmad Reza Razavi Zarareh, responsable de la branche de Qom de l’Assemblée des oulémas de l’Inde
L’histoire du monde témoigne que chaque fois que les forces arrogantes, ivres de puissance, tentent d’imposer leur supériorité aux peuples opprimés, la voix de la vérité finit par triompher.
La récente guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël, qualifié ici d’usurpateur et sanguinaire, s’inscrit dans cette continuité historique. Inspirée par l’héritage de Karbala et la voie d’Ali, elle s’est conclue, selon ce récit, par une victoire claire de l’Iran.
Nous qualifions cette victoire de « seconde conquête de Khaybar ». Il y a quelques mois, les héritiers de Marhab et d’Antar avaient défié le monde islamique en affirmant que la conquête de Khaybar était votre dernière victoire. Aujourd’hui, c’est à notre tour. Les partisans de la caravane de Husayn ont, en quelques mois, démenti à deux reprises cette prétendue invincibilité. Ils ont montré que les bras des partisans d’Ali ne se sont pas affaiblis et que le tranchant de leurs épées n’a pas diminué. Ceux qui, dans cette bataille, ont honoré le monde islamique ont démontré qu’il faut s’inspirer de l’histoire de nos grandes figures.
Aujourd’hui, les véritables défenseurs de l’islam ont fait de cette religion un symbole de résistance, de foi et de persévérance. La conquête de Khaybar fut un événement majeur de l’histoire islamique : malgré des ressources limitées, les musulmans, par leur détermination et leur foi, réussirent à prendre une forteresse réputée imprenable. Dans le contexte actuel, la réussite de l’Iran est présentée dans ce cadre symbolique. La forteresse de Khaybar fut construite solidement, mais tomba en quarante jours ; de même, l’Iran aurait remporté cette bataille en quarante jours, face d’un côté à la démonstration de puissance technologique et militaire mondiale, et de l’autre à la retenue, la fierté nationale et la force idéologique.
Cette guerre n’était pas seulement une guerre d’armes, mais aussi une guerre de récits, de courage et d’idées. Face à des menaces constantes, un peuple animé par une foi inspirée d’Ali et une identité husaynienne s’est dressé comme un mur d’acier. Hommes, femmes, enfants et personnes âgées ont répondu à un appel vieux de quatorze siècles, embrassant le sacrifice.
Les États-Unis et Israël, considérés comme parmi les plus grandes puissances militaires, ont mobilisé tous leurs moyens pour préserver leur domination. Pourtant, selon ce texte, l’Iran a démontré que les guerres ne se gagnent pas seulement par la technologie, mais par la détermination et le courage. L’unité du peuple, la confiance dans son leadership et l’enthousiasme pour défendre la patrie ont constitué les fondements de ce succès.
La « seconde conquête de Khaybar » symbolise l’idée que l’histoire se répète : lorsqu’un peuple reste fidèle à ses principes, il peut vaincre même les plus grandes puissances. Ce conflit envoie au monde un message : la véritable puissance ne repose pas uniquement sur les armes, mais aussi sur l’idéologie et le soutien populaire. Celui qui ne compte que sur l’épée se trompe ; un soldat fidèle combat même sans elle.
Les effets de cette victoire, selon cette vision, dépasseront la région et influenceront profondément la politique mondiale. Dans les pays arabes, des jeunes interrogent leurs dirigeants ; aux États-Unis et en Israël, certains questionnent la nature de cette guerre. De nombreux peuples opprimés y voient une source d’espoir pour leur indépendance. Cette guerre serait le signe d’un nouvel ordre mondial, marquant la fin de la domination unilatérale.
Le soleil de la dignité des peuples opprimés est en train de se lever. La forteresse de Khaybar, jadis symbole de puissance, fut réduite à néant en un instant, et les héritiers modernes de cette arrogance, malgré leurs technologies, ont été, selon ce récit, démasqués.
Cette guerre est comparée à Khaybar car, lors de cette conquête, Ali (as) aurait déclaré qu’il ne l’avait pas remportée par sa propre force, mais par la puissance divine et spirituelle.
Le guide martyr de la révolution islamique voyait la victoire en citant le verset : «وَلَا تَهِنُوا وَلَا تَحْزَنُوا وَأَنْتُمُ الْأَعْلَوْنَ إِنْ كُنْتُمْ مُؤْمِنِينَ»« Ne faiblissez pas et ne vous affligez pas, car vous serez les plus hauts si vous êtes croyants » (Sourate Âl Imrân, verset 139).