
Selon AlShorouq, reconnu pour sa profonde connaissance du Saint Coran et son engagement dans la diffusion de ses enseignements, il laisse derrière lui un héritage exceptionnel pour le monde islamique et la communauté amazighe.
Le ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, Youssef Belmahdi, a exprimé ses condoléances à la famille du défunt, le qualifiant de « figure emblématique qui a consacré sa vie au service de la religion et du savoir ». Il a souligné le rôle de Tayeb en tant qu’imam, éducateur et enseignant, ainsi que sa contribution unique à la traduction intégrale du Coran en langue amazighe, première du genre.
Après sept années de travail assidu, Mohamed Tayeb a achevé sa traduction en utilisant l’écriture arabe, jugée la plus appropriée pour transcrire la langue amazighe. Son travail a reçu la validation officielle du Complexe d’impression du Coran de la Mecque et a été reconnu par l’Arabie saoudite pour son importance dans la diffusion des enseignements coraniques.
Né en 1934 dans la ville d’Ifrahounen, dans la province de Tizi Ouzou, Tayeb a commencé dès son enfance à mémoriser le Coran dans les écoles traditionnelles (zaouias). Il a poursuivi ses études en littérature arabe et a exercé en tant qu’enseignant et inspecteur dans le système éducatif algérien. Durant la guerre d’indépendance (1954-1962), il a participé à la lutte contre la colonisation française, ce qui lui a valu l’emprisonnement jusqu’à l’indépendance du pays.
Après sa libération, il a continué son parcours académique et professionnel, notamment comme assistant universitaire à Tizi Ouzou et inspecteur des minorités musulmanes en France. Tout au long de sa vie, Tayeb est resté fidèle à sa mission : rapprocher les populations amazighes du Coran et renforcer leur lien avec la langue et la culture amazighes à travers la parole divine.
Son décès constitue une grande perte pour l’Algérie et pour tous ceux qui valorisent la préservation et la diffusion du message coranique en langues locales.
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