9:37 - September 18, 2019
Code de l'info: 3470626
Le porte-parole du mouvement yéménite Ansarallah a remercié le Leader de la Révolution islamique d’Iran et le peuple iranien pour leur soutien au Yémen.
Mohammed Abdessalam a insisté sur les propos de l’Ayatollah Khamenei prononcés lors de l’audience accordée à la délégation yéménite à Téhéran. « Le Leader de la Révolution islamique nous a appelés à préserver l’unité et l’union des peuples yéménites et a dit qu’il ne pouvait plus tolérer les crimes contre la nation yéménite », a-t-il déclaré.
 
Il a déclaré lors d’une interview accordée à la chaîne Al-Mayadeen que la coalition d’agression devrait attendre des attaques plus cinglantes si elle ne met pas fin à ses agressions.
 
« Ce que font les forces armées du Yémen est une mesure défensive pour faire face à l’ennemi. Nous disposons de nouvelles armes pour attaquer nos cibles », a-t-il souligné.
 
Concernant la proposition des États-Unis sur des pourparlers avec le groupe de résistance yéménite, le responsable d’Ansarallah a dit dans un entretien avec Al-Jazeraa : « Nous ne voulons pas la négociation pour la négociation. »
 
Plus tôt aujourd’hui, le mouvement yéménite a critiqué le soutien apporté par la communauté international à la coalition d’agresseurs dirigée par l’Arabie saoudite à la suite des attaques de drones yéménites sur les installations pétrolières d’ARAMCO, dans l’est de l’Arabie saoudite, soulignant que ceux qui sont responsables de la saignée dans ce pays dévasté par la guerre doivent assumer les conséquences de leurs actions.
 
« La paix dans la région ne peut être rétablie que par le dialogue, la compréhension et le désarmement. Les Yéménites espèrent que la sécurité et la paix régneront dans la péninsule arabique. Ils ne se rendront jamais face à l’oppression et à la domination des autres », a écrit Mohammed Abdessalam dans un communiqué publié ce mardi et cité par la chaîne de télévision arabophone Al-Masirah.
 
Il a ajouté : « Ceux qui ont condamné l’opération du 14 septembre se sont en fait eux-mêmes dénoncés, car ils ont exposé leur parti pris flagrant en faveur de l’agresseur. En fait, leur condamnation encourage le régime criminel à poursuivre ses actes criminels contre notre peuple. »
 
Le haut responsable d’Ansarallah a déclaré que « le pétrole saoudien n’est pas plus précieux que le sang yéménite », soulignant que ceux qui n’ont aucun respect pour la vie du peuple yéménite doivent accepter toutes les conséquences de leurs actes.
 
Il a souligné que ceux qui souhaitent la stabilité des marchés internationaux du pétrole brut doivent obliger la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite à mettre un terme à son agression et au blocus du Yémen.
 
« Les Yéménites n’épargneront aucun effort pour faire face sans relâche à l’agression et au blocus par tous les moyens légitimes. Les prochaines opérations défensives seront plus rudes et plus douloureuses si l’agression et le blocus se poursuivent », a déclaré Abdessalam.
 
Il a souligné que les membres de la coalition de guerre, en particulier l’Arabie saoudite, doivent comprendre que leur pari, qui repose sur la protection des États-Unis, est voué à l’échec, ajoutant que les Yéménites ne resteront pas silencieux face à l’injustice.
 
Les forces de l’armée yéménite et les combattants alliés des Comités populaires ont frappé le 14 septembre les installations pétrolières d'Abqaiq et de Khurais gérées par la compagnie pétrolière saoudienne ARAMCO.
 
L’attaque sans précédent a paralysé plus de la moitié de la production de brut saoudien, soit 5 % de l’offre mondiale, ce qui a incité des responsables saoudiens et américains à déclarer sans aucune preuve qu’elle provenait probablement d’Irak ou d’Iran.
 
L’Arabie saoudite et plusieurs de ses alliés régionaux ont lancé une campagne dévastatrice contre le Yémen en mars 2015, dans le but de ramener au pouvoir le gouvernement de l’ancien président Abd Rabbo Mansour Hadi et de réprimer le mouvement Ansarallah.
 
La guerre a coûté la vie à plus de 91 000 personnes au cours des quatre dernières années et demie.
 
La guerre a également eu de lourdes conséquences sur les infrastructures du pays, détruisant des hôpitaux, des écoles et des usines. L’ONU a déclaré que plus de 24 millions de Yéménites avaient cruellement besoin d’aide humanitaire, dont 10 millions souffrant de la famine extrême.
presstv
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