8:26 - February 18, 2020
Code de l'info: 3472015
Téhéran(IQNA)-Une soixantaine de religieux musulmans se réunissent à Paris pour apporter des réponses face au terrorisme islamiste et à la question du djihad.

Toutes les initiatives pour faire advenir un islam en paix avec nos démocraties devraient être les bienvenues. Sont-elles pour autant toujours pertinentes ? La question se pose alors que Paris accueille le premier “Colloque des Imams d’Europe” pour la lutte contre la radicalisation, du 17 au 20 février.
 
Hassen Chalghoumi, cheville ouvrière
Sa cheville ouvrière, Hassen Chalghoumi, est un personnage à part dans la galaxie musulmane de France. Originaire de Tunisie et formé au Pakistan, l’imam de Drancy a souvent les honneurs des médias. Mais il manque de légitimité auprès de ses coreligionnaires. Son action pour le dialogue judéo-musulman et ses visites en Israël lui ont valu le sobriquet d’« imam du Crif ». Il a même reçu des menaces physiques. Preuve qu’il est difficile d’être porteur d’une parole critique en terme d’islam.
 
Le grand rabbin de France Haïm Korsia, Marek Halter et Robert Badinter ont répondu présent pour la séance conclusive du colloque. En revanche, on ne devrait y voir aucun cacique du CFCM…
 
Face au terrorisme islamiste
Symbole fort, une soixantaine de religieux européens ou venus du Caire auront un temps de recueillement devant le théâtre du Bataclan. Au Caire, ceux-là enseignent à la prestigieuse université sunnite Al-Azhar. Puis, durant quatre jours, ils vont tenter d’apporter une réponse continentale à un péril partagé. « Toute l’Europe a été touchée par des attentats, qui ont fait 400 morts, explique Hassen Chalghoumi. Dans cette période de populisme, nous, imams et leaders musulmans, voulons apporter un message d’espoir à la société européenne ». Ces temps de travaux ne seront pas ouverts à la presse.
 
Le retour des djihadistes
Parmi le sujets au programmes des congressistes, figure la délicate question du retour vers la France des djihadistes condamnés. L’imam Chalghoumi n’y est pas favorable. « la détermination de certains les rend impossibles à déradicaliser », a-t-il déclaré (RFI, le 16 février). Un livre blanc issu des travaux doit apporter des éléments de réponses à destination des responsables politiques du Vieux Continent. La présence espérée du ministère de l’Intérieur Christophe Castaner au repas de clôture donnera un idée du crédit apporté par le gouvernement à cette initiative.
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