
Cette fermeture serait en effet « disproportionnée et excessive », a estimé le juge des référés, pointant le fait que les ouvrages mis en cause étaient librement disponibles sur des sites de vente en ligne, comme la Fnac. Selon France Bleu Azur, la librairie IQRA, qui emploie deux salariés dans le quartier de la gare, serait en plus menacée de faillite si elle devait baisser le rideau.
La préfecture fait appel
Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé dans la foulée qu’il ferait appel. Il dénonce « la présence dans cette librairie d’un dispositif de vidéoprotection illégal depuis 2015 » mais surtout accuse le magasin de vendre « des livres d’appel à la haine ciblant les homosexuels et les femmes dans leur existence même » et « qui endoctrinent les mineurs dans un quartier très fréquenté ».
Selon France Bleu Azur, l’établissement, qui a donc rouvert ses portes ce mercredi, a depuis retiré les caméras et les livres mis en cause. Dans un communiqué signé par son avocat, la librairie se considère « injustement salie ».
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