
Selon l’organisation, la propagande toxique, les discours haineux et les déclarations provocatrices visant la communauté musulmane sont désormais des pratiques courantes chez plusieurs dirigeants du parti.
Dans un communiqué ferme, le porte-parole du Conseil, Sayed Qasim Rasool Ilyas, a condamné les récentes déclarations jugées islamophobes d’Himanta Biswa Sarma, ministre en chef de l’État d’Assam et membre du BJP. Il a appelé la Cour suprême de l’Inde à intervenir afin d’examiner ces propos ainsi que leurs conséquences juridiques et sociales.
Ilyas a souligné que les ministres en chef des États d’Assam, d’Uttarakhand et d’Uttar Pradesh répètent de manière ouverte et systématique des discours fondés sur la haine, les préjugés et l’hostilité envers les musulmans. Il s’est interrogé sur la manière dont des responsables ayant juré de défendre la Constitution indienne peuvent tenir de tels propos.
Le président du Conseil a également mis en garde contre les dangers de la banalisation de la haine dans la vie politique et sociale. Il a déclaré que les insultes et les directives illégales visant un groupe particulier constituent une violation flagrante de la Constitution et affaiblissent les bases de la coexistence et de la paix sociale en Inde.
L’organisation a appelé les partis politiques laïcs et les citoyens attachés à la justice et à l’État de droit à s’opposer fermement à cette campagne de haine et à utiliser les moyens légaux pour y faire face. Ces réactions surviennent après des informations selon lesquelles le ministre en chef d’Assam aurait incité à harceler les musulmans et à contester massivement leur inscription sur les listes électorales.