
Selon le site paris.fr, premier grand lieu de culte musulman construit en métropole, elle représente aussi un symbole de reconnaissance envers les soldats musulmans morts pour la France durant la Première Guerre mondiale. Près de 500 000 combattants venus d’Afrique furent mobilisés, et des dizaines de milliers périrent sur le front. L’édifice, construit sur l’ancien site de l’hôpital de la Pitié, incarne cette mémoire nationale.

Au fil du temps, la mosquée est devenue un important centre religieux et culturel. Sa salle de prière, initialement prévue pour 500 fidèles, ne suffit plus aujourd’hui à accueillir l’affluence du vendredi et des grandes fêtes, rassemblant parfois des dizaines de milliers de personnes. L’institution abrite aussi une école de langue, des activités culturelles et des événements artistiques.

Son histoire retient également un rôle humanitaire pendant l’Occupation, lorsque de faux certificats musulmans auraient aidé des Juifs à échapper aux persécutions.

Avec son minaret de 33 mètres, son style néo-mauresque et ses jardins inspirés d’Andalousie, la Grande Mosquée demeure un havre de paix et un monument emblématique du paysage parisien.
