
Le mouvement Amal au Liban a fermement rejeté l'idée de négociations directes avec le régime israélien avant l'établissement d'un cessez-le-feu, qualifiant cette démarche de risquée et incertaine. Khalil Hamdan, membre du bureau politique d'Amal, a souligné que la position de ce mouvement reste ancrée dans le respect de la résolution 1701 des Nations Unies, malgré certaines lacunes.
Hamdan a affirmé que toute invitation à négocier directement avec Israël avant un cessez-le-feu est synonyme d'une dérive vers une voie incertaine. Il a insisté sur le fait qu'un cessez-le-feu est une condition préalable à toute forme de négociation, précisant qu'il est inacceptable de discuter sous le feu des combats.
De plus, il a exprimé son opposition à l'idée de mettre de côté la résolution 1701 au profit de négociations directes, craignant que cela n'entraîne des conséquences plus graves, surtout dans un contexte de guerre régionale. Il a également critiqué le rôle des États-Unis en tant que médiateur, suggérant qu'il n'est pas raisonnable de confier toutes les cartes à Washington et à Tel Aviv tout en prétendant être un acteur impartial.
Parallèlement, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a convoqué une réunion d'urgence en raison de l'intensification des conflits sur le terrain.
4345866