10:26 - January 08, 2020
Code de l'info: 3471644
Dans une analyse, le journal « The Independant » a appelé à une révision des déclarations des autorités américaines sur l'Iran et le commandant Qasim Soleimani, à l'opinion publique américaine.
Le journal a publié une analyse de Carly Pearson, professeure de droit international à l’université de Yucatána au Mexique, qui a déclaré : « Il y a eu beaucoup de nouvelles ces derniers jours, sur les développements en Iran et en Irak. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Téhéran pour le deuil du Général Soleimani qui s'était rendu en Irak vendredi avec une délégation, et a été assassiné par les forces américaines. Dimanche, le parlement irakien a décidé d'expulser les troupes américaines du pays et le gouvernement iranien a annoncé qu'il lèverait toutes les restrictions qui restaient dans l’accord de Plan d’action global commun (PAGC) ».
 
L'auteure poursuit en soulignant que les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018 sous prétexte que le problème des missiles balistiques iraniens et leur rôle dans les développements régionaux, n’avaient pas été réglés. Elle cite pour cela, une interview de Neda Bolurchi, professeure d'études moyen-orientales à l'Université Rutgers du New Jersey, qui a déclaré que l’Iran avait raison d’être en colère après le retrait des États-Unis de cet accord. 
 
« Téhéran a participé de bonne foi aux pourparlers avec les 5+1 mais ne peut désormais profiter des avantages de cet accord à cause de la politique américaine, indique-t-elle.
 
L'auteure de l'article a tenté de dresser un tableau fidèle des événements de ces dernières années en relation avec l'Iran et les États-Unis, afin que le peuple américain puisse être correctement informé, en citant les sanctions américaines injustes et sévères contre l'Iran, beaucoup plus sévères et plus strictes que les sanctions de Bush et de Clinton, car elles interdisent la vente de pétrole iranien.
 
Pearson a ensuite fait référence aux explications du secrétaire d'État américain, Mike Pompéo, sur l'assassinat du plus haut responsable militaire iranien, pour « empêcher un complot contre les troupes américaines en Irak ». 
 
« Une attaque des sites culturels iraniens, en vertu des articles 38 et 40 des Conventions de Genève, serait considérée comme un crime de guerre.
 
Soleimani en Irak, combat l'EIIL depuis le retrait des troupes américaines en 2014. Les responsables américains donnent des appréciations naïves sur l'évolution du monde aux habitants de ce pays. Ils affirment que les États-Unis développent la démocratie dans le monde et que l'Iran est un pays hostile et extrémiste, alors que les États-Unis sont régulièrement intervenus dans les affaires de l'Iran, depuis 1953, avec leur coup d'État contre le gouvernement constitutionnel de Mossadegh. 
 
Lorsque nous détruisons leurs dirigeants élus démocratiquement, équipons leurs ennemis, détruisons leur économie et menaçons leurs sites culturels, quelle option laissons-nous à l'Iran ? Trump essaie de faire face aux conséquences de la crise avec moins d'alliés et des consultants moins expérimentés que les gouvernements précédents, les citoyens iraniens et les troupes américaines en subissent les conséquences. Est-ce que les Américains sont satisfaits de cette situation ? », demande-t-elle.
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