Selon Libération, récemment, cette appli a suscité une forte polémique car certains internautes et personnalités politiques estiment qu’elle revient à « ficher » des lieux de culte musulmans et à produire des données d’intérêt confessionnel ou ethnique, ce qui en France rappelle des pratiques jugées discriminatoires.
Sur les réseaux sociaux et certains posts militants, des critiques dénoncent une utilisation idéologique de la cartographie, considérée comme stigmatisante pour les communautés musulmanes, qui pourrait faciliter une surveillance sociale des personnes fréquentant ces lieux ou renforcer un climat de suspicion.
Les défenseurs du site répondent que les informations proviennent de sources publiques existantes (annuaires, données officielles) et que l’outil se contente de rendre ces données consultables, comme d’autres applications qui tracent par exemple les infrastructures publiques.
En réaction, certains élus ont demandé l’interdiction ou la régulation de ce type de plateforme, invoquant la protection des libertés individuelles et le principe républicain français qui interdit les statistiques ethniques ou confessionnelles publiques, pour éviter tout usage discriminatoire des données sur les populations.