10:45 - December 29, 2019
Code de l'info: 3471531
L'Union internationale des universitaires musulmans (AUE) a appelé au boycott des produits chinois en réponse à la politique des autorités chinoises contre les musulmans ouïghours.
Ahmad al-Rissoni, chef de l'Union mondiale des érudits musulmans a déclaré : « Les Ouïghours étaient musulmans depuis des siècles et avaient un État indépendant appelé « Turkestan oriental » qui a été occupé par la Chine dans les années 40 et baptisé Xinjiang. Le gouvernement chinois tente par tous les moyens d'éradiquer l'identité islamique des Ouïghours ».
 
Al-Rissoni a appelé tous les intellectuels dans le monde, à soutenir les musulmans chinois, après des témoignages d’un certain nombre de jeunes Ouïghours vivant en dehors de la Chine. 
 
L'Agence de presse d'Anatolie a également rapporté que Yusuf Abusanineh, prédicateur de la mosquée d’al-Aqsa dans la ville de Quds occupée, le 27 décembre 2019, dans son sermon de la prière du vendredi, avait condamné la politique répressive et les tortures du gouvernement chinois dans la région du Xinjiang.
 
D'un autre côté, des dizaines de Palestiniens de la bande de Gaza ont manifesté leur solidarité avec les musulmans ouïghours lors d’un rassemblement organisé par la Société palestinienne des oulémas, devant la mosquée al-Katibeh de Gaza.
 
S'exprimant lors de ce rassemblement, Marwan Abbas, président de l'Association palestinienne des oulémas, a déclaré : "La répression des musulmans ouïghours est une violation flagrante des principes élémentaires des droits de l'homme et une violation de la liberté religieuse".
 
Des milliers d'Indonésiens se sont également rassemblés devant l'ambassade de Chine à Jakarta, pour protester contre la politique du gouvernement chinois contre les Ouïghours, à l'invitation du Front islamique. Les manifestants ont appelé le gouvernement chinois à mettre fin à ses persécutions.
 
Plus d'un million de musulmans ouïghours ont été arrêtés pour "extrémisme religieux" et incarcérés dans les camps de concentration du gouvernement chinois dans la région autonome du Turkestan oriental (Xinjiang). Le gouvernement chinois a systématiquement rejeté les demandes des représentants des ONG, des associations de défense des droits de l'homme et des Nations Unies, qui voulaient se rendre dans la région et examiner la situation des musulmans ouïghours.
 
En octobre 2018, Pékin a reconnu l'existence de bases militaires secrètes dans l'est du Turkestan, où sont détenus les musulmans. La Chine a justifié sa politique en affirmant qu'elle prenait des mesures pour lutter contre le terrorisme. 
 
Selon les données d'Amnesty International et du Parlement européen, personne n’a de nouvelles sur les nombreux intellectuels, scientifiques, athlètes et artistes ouïghours vivant dans les camps de concentration de Chine.
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