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تاریخ انتشار : ۲۵ شهريور ۱۳۹۲ - ۱۰:۴۳

Le Hezbollah se dit prêt à fournir toute aide pour la sécurité dans la banlieue de Beyrouth

Beyrouth(IQNA)- "Tenant compte de l’incapacité des forces de sécurité libanaises à faire face à l’introduction de voitures piégées, dans la banlieue de Beyrouth, le Hezbollah prend cette mission à sa charge", a déclaré le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem.



"Les appareils sécuritaires sont responsables de la protection de la vie des citoyens libanais, ils doivent trouver une solution", a précisé Naïm Qassem, avant d’ajouter : "Nous avons fait part de notre disponibilité à contrer l’entrée de véhicules piégées, dans la banlieue de Beyrouth, et cela est un service rendu, en total dévouement, par le Hezbollah.


Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Qassem, a affirmé hier que « le Hezbollah admet que la sécurité, la justice et l’administration sont des responsabilités qui relèvent de l’État, et le Hezbollah a été le premier à refuser l’administration civile ». « Nous n’avons jamais essayé de remplacer l’État, mais quand les deux explosions ont eu lieu dans la banlieue sud et que les autorités officielles nous ont prévenus que d’autres attentats se préparaient, nous avons demandé aux chefs des services de sécurité d’assumer leurs responsabilités, mais ils nous ont clairement affirmé qu’ils ne pouvaient pas protéger la banlieue sud et qu’ils n’en avaient pas les moyens, a déclaré cheikh Naïm Qassem.


Que pouvons-nous faire en attendant ? Pouvons-nous laisser nos régions en danger ? Nous nous sommes portés volontaires pour empêcher le passage de voitures piégées, et cela constitue un grand sacrifice de la part du Hezbollah », a-t-il affirmé.


Cheikh Naïm Qassem, qui tente de justifier les mesures prises par son parti dans la banlieue sud en dressant des barrages de contrôle sur les routes, a déclaré que « nous n’avons pas recours à l’autosécurité et nous n’y croyons pas ».


« L’autosécurité est pratiquée dans d’autres régions que tout le monde connaît et où les forces de l’ordre n’osent pas poursuivre une personne recherchée par la justice », a-t-il déclaré, appelant par ailleurs à la formation d’un gouvernent d’union nationale sans conditions, expliquant que « la formule armée-peuple-résistance a permis la libération du territoire libanais de l’occupation israélienne ».


L’installation de barrages par le parti chiite a été, en outre, défendue hier par d’autres responsables du parti qui ont justifié ces mesures par le fait que « les forces de sécurité et les hauts responsables de l’État n’ont pas assumé leur responsabilité au niveau de la protection des citoyens ».


C’est ce qu’a affirmé hier cheikh Mohammad Yazbeck, président du conseil chérié au sein du parti. Des affirmations reprises par Hachem Safieddine, président du comité exécutif du Hezbollah, qui a déclaré que « le Hezbollah est contre la sécurité privée, mais il se doit de s’opposer au fait que l’État prend à la légère la sécurité des citoyens à des fins politiques réductrices ».


Pour sa part, le député Hassan Fadlallah a appelé les forces du 14 Mars, qui accusent le Hezb de recourir à la sécurité privée, à arrêter leur campagne contre les mesures qui visent à protéger les citoyens, qualifiant cette campagne d’« immorale » et d’« antinationale ».


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